OBJETS, MES AMIS

curaté par Martine Bedin

galeries de design et designers exposant

Objets, mes amis est une exposition de meubles et d’objets fabriqués avec soin, des objets produits en petite quantité, échappant effrontément aux lois de la mode et du marché, et chargés d’une grande poésie. Créés par des architectes, des designers ou des artistes, tous attachés à la beauté.

Ces objets posent la question de leur statut : Objets d’art ? Objets d’usage ? Les deux ?

Des objets dessinés pour jouer avec la lumière, en verre, en porcelaine, ou encore en argent, marbre, albâtre... Ces objets fragiles et tendres seront posés sur une grande table rose, dans une maison rose, sous la verrière et le soleil de Méditerranée : les céramiques vibrantes des pays du nord, vases de Fausto Melotti, visage endormi de Kiki Kogelnik…

De très grands meubles qui veilleront sur nous, presque à contre-jour devant la mer, étranges silhouettes.

Des meubles drôles aussi, décalés, indisciplinés.

Des miroirs énigmatiques et des photographies de là où les objets vivent, dans l’intimité des intérieurs monégasques, des images énigmatiques elles aussi.

C’est une promenade inédite reflétée à l’infini dans les miroirs immenses de Jean Nouvel, allant du lit onirique, unique, d’Ettore Sottsass dont c’est cette année l’anniversaire des cent ans de sa naissance, aux objets jamais vus depuis les années 80 de Sandro Chia et Michelangelo Pistoletto. Et une découverte aussi, de jeunes et moins jeunes créateurs, peu exposés au public, mais tout aussi intenses et passionnés.

Cette exposition se développera sur le très grand espace « Le Génois » au premier étage du Forum Grimaldi, donnant sur la mer. Les vingt galeries présentes viennent de France, d’Allemagne, de Londres et nombreuses de l’Italie qui n’est pas loin, grâce à l’aide précieuse de Franco Raggi. Une présence aussi de designers et d’artistes orphelins, qui viendront partager leur travail avec le public.

Cette grande présence du design dans le salon artmonte-carlo est à l’image de ce monde qui accepte avec bonheur les glissements de frontière, car somme toute, ce qui réunit toutes les œuvres présentes, c’est l’imagination.

Martine Bedin